{"id":118,"date":"2014-01-17T17:04:21","date_gmt":"2014-01-17T17:04:21","guid":{"rendered":"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/?page_id=118"},"modified":"2026-03-17T14:34:33","modified_gmt":"2026-03-17T14:34:33","slug":"une-vie-1921-1954","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/frederic-jacques-temple.fr\/index.php\/une-vie-1921-1954\/","title":{"rendered":"Une vie 1921-1954"},"content":{"rendered":"<h1>1921<\/h1>\n<p><span style=\"line-height:1.5em;\">N\u00e9 \u00e0 Montpellier, le 18 ao\u00fbt, de souche aveyronnaise. Passera son enfance entre le Larzac et la mer. Influence d\u00e9cisive d\u2019un oncle arch\u00e9ologue et naturaliste.<\/span><br \/>\n<i><\/i><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/sur-mon-cheval-vers-2-3-ans-recadrc3a9.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-482\" alt=\"Sur mon cheval vers 2-3 ans recadr\u00e9\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/sur-mon-cheval-vers-2-3-ans-recadrc3a9.jpg\" width=\"383\" height=\"554\" \/><\/a><\/p>\n<p>Sur son cheval, vers deux-trois ans<\/p>\n<p><i><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4520.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-135\" alt=\"FRED4520\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4520.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"656\" srcset=\"https:\/\/pfjt.vie-locale.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4520.jpg 800w, https:\/\/pfjt.vie-locale.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4520-201x300.jpg 201w, https:\/\/pfjt.vie-locale.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4520-687x1024.jpg 687w, https:\/\/pfjt.vie-locale.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4520-768x1145.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 440px) 100vw, 440px\" \/><\/a><\/i><i><\/i><\/p>\n<p style=\"text-align:left;\">A Haute-Plage vers 1924<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je suis n\u00e9 dans un milieu et un terroir \u201cpaysan\u201d. Je ne veux pas dire que mes parents \u00e9taient des paysans, mais que mes arri\u00e8re-grands-parents l&rsquo;\u00e9taient encore. J&rsquo;ai pass\u00e9 mon enfance pr\u00e8s de la nature, assistant aux semailles, aux labours, aux moissons, \u00e0 la tonte des moutons. J&rsquo;ai p\u00each\u00e9 et chass\u00e9 dans les marais du littoral, au milieu des oiseaux sauvages, familier des p\u00eacheurs sur les \u00e9tangs et la mer. Entre quinze et dix-neuf ans, j&rsquo;ai m\u00eame explor\u00e9 les profondeurs de la terre, les grottes, les avens. J&rsquo;ai, dans ces exp\u00e9riences, rev\u00e9cu en quelque sorte comme nos lointains anc\u00eatres, attentifs aux sons, aux odeurs, aux mouvements de cette terre roulant sous le soleil et les \u00e9toiles.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\">Propos recueillis par Enrica Schiavo, <i>Notos<\/i> (Montpellier), 2013<\/p>\n<h1>1928<\/h1>\n<p><span style=\"line-height:1.5em;\">Pensionnaire au Coll\u00e8ge de l\u2019Enclos Saint-Fran\u00e7ois o\u00f9 la musique et l\u2019art comptaient autant que les \u00e9tudes\u00a0: <\/span><i style=\"line-height:1.5em;\">Ora, Canta, Stude<\/i><span style=\"line-height:1.5em;\">, telle \u00e9tait la devise inscrite dans la pierre, au-dessous du carillon qui \u00e9grenait ses notes gr\u00e9goriennes. Ce lieu disparu, o\u00f9 pass\u00e8rent Francis Poulenc et Pierre Bernac, les chanteurs Jean Planel, Germaine Cernay, Georges Cathelat, Jeanine Micheau, Lina Falk, la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise et Albert Lambert fils, se retrouvera dans <\/span><i style=\"line-height:1.5em;\">L\u2019Enclos<\/i><span style=\"line-height:1.5em;\">.<\/span><\/p>\n<p><i><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4544.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"FRED4544\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4544.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"294\" \/><\/a><\/i><\/p>\n<p style=\"text-align:left;\">Classe de cinqui\u00e8me, 1933<\/p>\n<h1>1936<\/h1>\n<p>D\u00e9part en Suisse avec sa famille. Va \u00e0 l\u2019\u00e9cole de Chexbres. Herborise avec le pasteur.<\/p>\n<h1>1937<\/h1>\n<p>Retour \u00e0 Montpellier o\u00f9 il rejoint l\u2019Enclos. S\u2019adonne \u00e0 la sp\u00e9l\u00e9ologie et \u00e0 l\u2019arch\u00e9ologie. Profite de la nature encore libre entre les Causses, les \u00e9tangs et la mer. Lit Jules Verne, Fenimore Cooper, Thoreau, Swift, Jack London et John Cowper Powys.<\/p>\n<p><i><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4463.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-140\" alt=\"FRED4463\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4463.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"646\" srcset=\"https:\/\/pfjt.vie-locale.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4463.jpg 800w, https:\/\/pfjt.vie-locale.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4463-204x300.jpg 204w, https:\/\/pfjt.vie-locale.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4463-697x1024.jpg 697w, https:\/\/pfjt.vie-locale.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/fred4463-768x1129.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 440px) 100vw, 440px\" \/><\/a><\/i><i><\/i><\/p>\n<h1>1939<\/h1>\n<p>D\u00e9truit ses premiers po\u00e8mes.<\/p>\n<p>\u00ab M&rsquo;ont \u00e9veill\u00e9 \u00e0 la po\u00e9sie, \u00e0 mon insu, des po\u00e8tes qui \u00e9taient \u00e9voqu\u00e9s ou \u00e9tudi\u00e9s pendant mes ann\u00e9es scolaires. Je peux en citer quelques-uns : Rutebeuf, Villon, Ronsard, La Fontaine, Hugo. Plus tard, ce furent Baudelaire, Heredia, Rimbaud. Et encore plus tard, Apollinaire puis Cendrars et Valery Larbaud. Jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 16 ou 17 ans, je n&rsquo;avais aucun d\u00e9sir d&rsquo;\u00e9crire de la po\u00e9sie. C&rsquo;est vers mes dix-neuf ans que j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 en \u00e9crire, pour des journaux d&rsquo;\u00e9tudiants de Montpellier. Mes po\u00e8mes s&rsquo;inspiraient alors de ce que je lisais de Rilke, Milosz, Nerval etc. mais je sentais bien qu&rsquo;ils \u00e9taient une sorte de mise en train, qu&rsquo;ils ne me repr\u00e9sentaient pas vraiment. Juste avant de partir pour l&rsquo;Italie, en 1943, j&rsquo;avais \u00e9crit un certain nombre de po\u00e8mes pour une revue d&rsquo;Alger, qui aujourd&rsquo;hui me consternent. D&rsquo;autres ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s juste apr\u00e8s la guerre par Edmond Charlot, l&rsquo;\u00e9diteur des premiers livres de Camus, \u00e0 Alger. C&rsquo;est apr\u00e8s ce premier pas que j&rsquo;ai pris conscience que je devais prendre une route plus personnelle. Et c&rsquo;est sans aucun doute la po\u00e9sie et l&rsquo;\u0153uvre en prose de Blaise Cendrars (que je rencontrerai en 1949) qui m&rsquo;ont fait prendre ma propre voie. Il ne s&rsquo;agissait pas d&rsquo;influence sur le style ou la pens\u00e9e, mais du sentiment d&rsquo;\u00eatre de la m\u00eame famille po\u00e9tique.<\/p>\n<p>Cendrars r\u00e9pondait \u00e0 la question : Pourquoi \u00e9crivez-vous ? par un simple mot : Parce que. Et c&rsquo;est vrai que cela ne peut s&rsquo;expliquer. Je pense que la guerre fut le grand d\u00e9clencheur, que j&rsquo;ai \u00e9prouv\u00e9 le d\u00e9sir d&rsquo;exprimer les p\u00e9rip\u00e9ties de ma vie. Mes \u00e9crits sont devenus des compagnons de route.<\/p>\n<p>Je n&rsquo;ai pas tellement connu la litt\u00e9rature moderne. Je suis pass\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du surr\u00e9alisme, de l&rsquo;existentialisme, je n&rsquo;ai lu ni Blanchot, ni Deleuze, mais j&rsquo;ai connu quelques po\u00e8tes dont je me suis senti proche et qui ne sont pas au pinacle des m\u00e9dias. Que sera l&rsquo;avenir de la po\u00e9sie ? Je n&rsquo;en sais rien\u00a0; je ne suis pas un voyant, je me contente d&rsquo;\u00eatre un voyeur de la vie pr\u00e9sente.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\">Propos recueillis par Enrica Schiavo, <i>Notos<\/i> (Montpellier), 2013<\/p>\n<h1>1940<\/h1>\n<p>A pour professeur de philosophie Claude L\u00e9vi-Strauss. Fr\u00e9quente le peintre Louis-Charles Eymar qui a connu Valery Larbaud et Joseph Conrad.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mes premiers po\u00e8mes, je devrais dire mes balbutiements, ont paru en 1940, dans des feuilles locales de Montpellier, tel <i>Le Cri<\/i>, journal estudiantin, ou <i>L&rsquo;\u00c9cho des \u00e9tudiants<\/i>, alors dirig\u00e9 par Ren\u00e9 Barjavel. <i>L&rsquo;<i>\u00c9<\/i>cho<\/i> \u00e9tait par la force des choses le seul hebdomadaire culturel de la zone libre. Des jeunes gens, ceux de ma g\u00e9n\u00e9ration, y \u00e9crivaient\u00a0: Andr\u00e9 Salvet, Jacques Ferrand, Henri-Fran\u00e7ois Rey, Raymond Castans, Jean-Luc Dejean, d&rsquo;autres encore qui deviendront plus tard \u00e9diteurs, romanciers, journalistes. Des \u00e9crivains c\u00e9l\u00e8bres, priv\u00e9s ou non de tribunes, firent les beaux jours de <i>L&rsquo;<i>\u00c9<\/i>cho<\/i>\u00a0: Andr\u00e9 Gide, Jean Giraudoux, Jules Supervielle, Valery Larbaud, Andr\u00e9 Maurois. Pour ma part je ne savais pas encore si j&rsquo;\u00e9tais po\u00e8te ni pourquoi j&rsquo;\u00e9crivais, ni si je continuerais \u00e0 \u00e9crire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\" align=\"right\">\u00ab\u00a0Les vases communicants\u00a0\u00bb (2000)<\/p>\n<h1>1941<\/h1>\n<p>B\u00fbcheron dans les C\u00e9vennes, aux Chantiers de Jeunesse. Lit Rilke, Rabelais, Conrad, Cendrars, Chateaubriand, Whitman\u2026<\/p>\n<h1>1942<\/h1>\n<p>D\u00e9part en famille pour Alger par le dernier voyage de l\u2019<i>El Biar<\/i>. Fr\u00e9quente \u00ab\u00a0Les Vraies Richesses\u00a0\u00bb, la librairie d\u2019Edmond Charlot\u00a0; Max-Pol Fouchet et la revue <i>Fontaine<\/i>, Emmanuel Robl\u00e8s, Claude de Fr\u00e9minville, Robert Randau et les \u00ab\u00a0Alg\u00e9rianistes\u00a0\u00bb, Jean S\u00e9nac, Fran\u00e7ois Di Dio, se lie d\u2019amiti\u00e9 avec \u00c9mile Dermenghem, Marcel Sauvage et Mohammed Racim. Collabore \u00e0 <i>Alg\u00e9rie-Magazine<\/i> et <i>Tam<\/i>. Apr\u00e8s le d\u00e9barquement am\u00e9ricain, entre \u00e0 l\u2019\u00c9cole Militaire de Cherchell.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/1942-fjtemple15-fred8280-paquebot-el-biar.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-338\" alt=\"1942 FJTEMPLE15 FRED8280 paquebot El Biar\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/1942-fjtemple15-fred8280-paquebot-el-biar.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"278\" \/><\/a><\/p>\n<h1>1943<\/h1>\n<p>S\u2019engage au 3<sup>e<\/sup> R\u00e9giment de Spahis Alg\u00e9riens de Reconnaissance \u00e0 Batna et participe aux derniers combats contre l\u2019Afrikakorps en Tunisie. Embarque pour l\u2019Italie avec le Corps Exp\u00e9ditionnaire Fran\u00e7ais du G\u00e9n\u00e9ral Juin.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/alger1943-avec-sa-mc3a8re-corrigc3a9.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-509\" alt=\"Alger1943 avec sa m\u00e8re (corrig\u00e9))\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/alger1943-avec-sa-mc3a8re-corrigc3a9.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"297\" \/><\/a><\/p>\n<p>Avec sa m\u00e8re \u00e0 Alger<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\"><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/5-fred4547-fjt-militaire-avec-dautres.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-336 alignleft\" alt=\"5 FRED4547 FJT militaire avec d'autres\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/5-fred4547-fjt-militaire-avec-dautres.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"378\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align:left;\">1943, en manoeuvre dans le Sud alg\u00e9rien avant de partir en Italie<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u00c9videmment, la guerre est un \u00e9v\u00e9nement irrempla\u00e7able. On aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ne pas la faire \u00e0 un \u00e2ge o\u00f9 c&rsquo;est le moment pour l&rsquo;homme de jouir de la vie. Sa b\u00eatise, son horreur, marquent au fer rouge ceux qui l&rsquo;ont faite. Mais c&rsquo;est une exp\u00e9rience unique pour se regarder r\u00e9agir dans des circonstances exceptionnelles, dans un climat d&rsquo;irresponsabilit\u00e9: on peut y tuer en toute impunit\u00e9 et l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;\u00eatre tu\u00e9 annule toute pens\u00e9e de l&rsquo;avenir. C&rsquo;est pourquoi on en sort d\u00e9sorient\u00e9 et elle vous suit jusqu&rsquo;\u00e0 la fin. Je souhaite aux jeunes de n&rsquo;avoir pas \u00e0 la faire et de l&#8217;emp\u00eacher s&rsquo;ils le peuvent. Mais elle existe depuis le commencement du monde. Alors ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Propos recueillis par Enrica Schiavo, <i>Notos<\/i> (Montpellier), 2013<\/p>\n<h1>1944<\/h1>\n<p>Campagne d\u2019Italie\u00a0: Les Abruzzes, Monte Cassino, le Garigliano. Avec un peloton de Shermans, lib\u00e8re la Villa Hadriana \u00e0 Tivoli. Entre \u00e0 Rome et \u00e0 Sienne. La Division cesse de combattre \u00e0 Castelfiorentino, non loin de la Torre di San Romano qu\u2019il \u00e9voquera dans l\u2019un de ses romans. D\u00e9barque le 15 ao\u00fbt \u00e0 Sainte-Maxime, participe \u00e0 la lib\u00e9ration de Toulon et de Marseille, remonte la vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, traverse le Jura, les Vosges et l\u2019Alsace, franchit le Rhin et termine la guerre dans le Tyrol.<\/p>\n<p>\u00ab C&rsquo;est le bapt\u00eame du feu, les premiers tremblements du corps, incontr\u00f4lables, qui passeront bient\u00f4t comme passent l&rsquo;ivresse des cimes ou le mal de la mer, tremblements n\u00e9s des profondeurs de la terre, auxquels rien n&rsquo;est comparable, qui monte des pieds vers la t\u00eate en bouleversant le ventre et l&rsquo;estomac, affolant le coeur, comprimant les poumons, r\u00e9tr\u00e9cissant la gorge. La peur. La peur.<\/p>\n<p>Non la peur d&rsquo;un p\u00e9ril affront\u00e9 face \u00e0 face, incendie, inondation, qui vous plonge d&#8217;embl\u00e9e dans l&rsquo;action, o\u00f9 l&rsquo;esprit marche en avant, conduit le corps vers le salut, \u00e0 moins que ce ne soit l&rsquo;inverse, mais la trouille parfaite qui tenaille la carcasse, la peur panique du chien devant l&rsquo;inconnu, la menace invisible, imparable, une loterie mortelle, la peur qui na\u00eet du tremblement de terre, de tout autre <i>non possumus <\/i>absolu. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\"><i>La Route de San Romano<\/i>,<i> <\/i>1996<\/p>\n<h1>1945<\/h1>\n<p>Apr\u00e8s l\u2019armistice, est affect\u00e9 au 5<sup>e<\/sup> Bureau, dans le Service Historique. Effectue des reportages en For\u00eat Noire pour la Revue des Troupes d\u2019Occupation. Publie \u00e0 compte d&rsquo;auteur sa premi\u00e8re plaquette de po\u00e9sie, <i>Seul \u00e0 bord, <\/i>chez Franz Burda \u00e0 Offenburg.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/5-fred4528-fjt-1945.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-341\" alt=\"5 FRED4528 FJT 1945\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/5-fred4528-fjt-1945.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"576\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align:left;\">Allemagne 1945, tableau de chasse dans la for\u00eat de Sch\u00f6nm\u00fcnzach<\/p>\n<h1>1946<\/h1>\n<p><i>Sur mon cheval<\/i>, deuxi\u00e8me plaquette de po\u00e8mes, publi\u00e9e par Edmond Charlot \u00e0 Alger. D\u00e9mobilis\u00e9 \u00e0 Baden-Baden. Vagabondage journalistique. Entre en relation avec Henry Miller. D\u00e9part pour le Maroc.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0En 1942 je me trouvais \u00e0 Alger, remobilis\u00e9 apr\u00e8s le d\u00e9barquement am\u00e9ricain du 8 novembre, et je m&#8217;embarquais fin 43 pour l&rsquo;Italie avec le Corps Exp\u00e9ditionnaire Fran\u00e7ais. De temps en temps, lorsque je le pouvais, j&rsquo;envoyais des billets du front \u00e0 l&rsquo;hebdomadaire <i>Alg\u00e9rie Magazine<\/i>, auquel Max-Pol Fouchet collaborait aussi. Mais surtout j&rsquo;\u00e9crivais des po\u00e8mes au fond de mon char (j&rsquo;avais troqu\u00e9 mon cheval contre un char), pendant les heures de repos. Et ces po\u00e8mes, envoy\u00e9s au fur et \u00e0 mesure \u00e0 Edmond Charlot, qui \u00e9tait devenu \u00e0 Alger l&rsquo;\u00e9diteur de la France en guerre, para\u00eetront sous le titre <i>Sur mon cheval<\/i> en 1946. Ce fut mon premier acte, la premi\u00e8re balise pour une navigation qui allait, j&rsquo;en \u00e9tais s\u00fbr maintenant, se poursuivre. C&rsquo;est ce premier recueil de po\u00e8mes qui me dirigera quelques ann\u00e9es plus tard vers la radio, consid\u00e9r\u00e9e, sinon comme un moyen de cr\u00e9ation, du moins comme un tremplin pour la po\u00e9sie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\" align=\"right\">\u00ab\u00a0Les vases communicants\u00a0\u00bb (2000)<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\" align=\"right\"><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/1946-fjtemple14-fred8272-sur-mon-cheval.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-344\" alt=\"1946 FJTEMPLE14 FRED8272 Sur mon cheval\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/1946-fjtemple14-fred8272-sur-mon-cheval.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"584\" \/><\/a><\/p>\n<h1>1947<\/h1>\n<p>Reporter \u00e0 <i>La Presse Marocaine<\/i> \u00e0 Casablanca. Dirige ensuite les pages litt\u00e9raires d\u2019<i>Afrique Magazine<\/i>. Aide un ami \u00e0 cr\u00e9er des jardins mara\u00eechers dans le sud. Retour \u00e0 Montpellier. Se marie.<\/p>\n<h1>1948<\/h1>\n<p>Correspond avec Curzio Malaparte rencontr\u00e9 \u00e0 Naples en 1944. Premi\u00e8res \u00e9missions radiophoniques. Visite \u00e0 Joseph Delteil chez qui il rencontre Pierre Soulages et Fran\u00e7ois Cari\u00e8s. Blaise Cendrars lui envoie pour la revue <i>Souffles<\/i> un chapitre de son livre encore en chantier, <i>Le Lotissement du ciel<\/i>. Va voir Jo\u00eb Bousquet \u00e0 Carcassonne.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/premic3a8re-visite-c3a0-joseph-delteil-19481.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-477\" alt=\"Premi\u00e8re visite \u00e0 Joseph Delteil 1948\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/premic3a8re-visite-c3a0-joseph-delteil-19481.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"615\" \/><\/a><\/p>\n<p>Premi\u00e8re visite \u00e0 Joseph Delteil, \u00e0 la Tuilerie de Massane<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Lorsque apr\u00e8s la tourmente, j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 m&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la radio, celle-ci n&rsquo;en \u00e9tait encore qu&rsquo;\u00e0 ses balbutiements. Le poste \u00e0 gal\u00e8ne \u00e9tait encore proche\u00a0; il est bien loin maintenant, soixante ans apr\u00e8s. Contemporain des speakers \u00e0 la voix grave et solennelle, des enregistrements sur disques souples Pyral et des micros g\u00e9ants, je suis ressorti de cet univers des ondes, plus de trente ans plus tard, ayant v\u00e9cu ce que je ne suis pas le seul \u00e0 appeler \u201cl&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or de la radio\u201d, de 1946 \u00e0 1964, puis le temps de cette ORTF qui, sous la pression des politiques, explosa en 1974, et enfin l&rsquo;\u00e8re des entreprises rivales, vou\u00e9es \u00e0 la publicit\u00e9, aux sondages, donc \u00e0 l&rsquo;argent.<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\">\u00ab\u00a0Un \u00e9crivain \u00e0 la radio\u00a0\u00bb, 2000<\/p>\n<h1>1949<\/h1>\n<p>Cr\u00e9e avec le po\u00e8te hollandais Henk Breuker et Fran\u00e7ois Cari\u00e8s, le Groupe de la Licorne. Adapte \u00e0 la radio <i>La Fin du monde film\u00e9e par l&rsquo;ange N.-D.<\/i>, de Blaise Cendrars. D\u00e9bute une \u00e9mission hebdomadaire de po\u00e9sie au titre aussi emprunt\u00e9 \u00e0 Cendrars, <i>Du monde entier au c\u0153ur du monde <\/i>(1949-1951). Naissance de son premier enfant, Fr\u00e9d\u00e9ric.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/cendrars-raymone-saintsegond-juillet1949.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-478\" alt=\"Cendrars Raymone SaintSegond juillet1949\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/cendrars-raymone-saintsegond-juillet1949.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"357\" \/><\/a><\/p>\n<p>\u00c0\u00a0Saint-Segond avec Cendrars, Raymone et le chien Wagon-Lit, juillet 1949<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019ai souvent racont\u00e9 qu\u2019ayant d\u00fb ranimer une obscure revue montpelli\u00e9raine j\u2019ai \u00e9crit en 1948 \u00e0 quelques \u00e9crivains que j\u2019admirais ou pour lesquels j\u2019avais de l\u2019estime, pour leur demander de m\u2019envoyer un texte in\u00e9dit. Seuls Giono et Cendrars m\u2019ont r\u00e9pondu par retour du courrier, sans s\u2019inqui\u00e9ter du genre de la revue, sans me demander qui j\u2019\u00e9tais, avec qui ils partageraient le sommaire ou s\u2019ils seraient r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s. Cendrars avait ajout\u00e9 \u00e0 son envoi une invitation \u00e0 venir le voir \u00e0 Villefranche si je le d\u00e9sirais. Inutile de dire que j\u2019ai bondi sur l\u2019occasion. Encore jeune, je me suis senti proche de Cendrars, de son univers, de sa c\u00e9l\u00e8bre formule \u201cdu monde entier au c\u0153ur du monde\u201d et de la famille \u00e0 laquelle je le rattachais\u00a0: Larbaud, Conrad, Melville\u2026 Ce sont les \u00e9crivains qui m\u2019ont incit\u00e9 \u00e0 prendre le bateau de l\u2019\u00e9criture.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\">Entretien avec\u00a0 Nathalie Jungerman, 2012<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Blaise Cendrars, qui m&rsquo;avait envoy\u00e9 un chapitre de son livre <i>Le Lotissement du ciel <\/i>pour une petite revue que je dirigeais, et que j&rsquo;allai voir \u00e0 Saint-Segond au-dessus de Villefranche, me parla de la radio, de l&rsquo;\u00e9criture radiophonique, et de Paul Gilson dont j&rsquo;ignorais presque tout. Je frappai \u00e0 la porte de la RTF \u00e0 Montpellier, o\u00f9 Pierre Bourgoin avait cr\u00e9\u00e9 dans le droit fil du Club d&rsquo;Essai de Jean Tardieu, le Centre d&rsquo;Essai radiophonique. L&rsquo;amiti\u00e9 de Pierre Bourgoin, avec qui je r\u00eavais d&rsquo;aller un jour aux Galapagos sur un navire que nous avions baptis\u00e9 le San Cristobal, sans doute parce que j&rsquo;avais r\u00e9alis\u00e9 une adaptation du <i>Petit retable de San Cristobal<\/i>, de Federico Garcia Lorca, son amiti\u00e9 donc me valut de programmer un certain nombre d&rsquo;\u00e9missions entre 1948 et 1954. Je faisais ainsi mes premi\u00e8res armes, apprenant ce que je n&rsquo;avais pas encore soup\u00e7onn\u00e9, quel \u00e9tait le pouvoir de suggestion ou de cr\u00e9ation des mots. Paul Claudel avait pu \u00e9crire <i>L&rsquo;\u0152il \u00e9coute\u00a0<\/i>; je d\u00e9couvrais pour ma part que l&rsquo;oreille voit. Je dois reconna\u00eetre que la densit\u00e9 sonore du mot, le rythme de la phrase, sa cadence, la puissance du silence (cheval de bataille de Bachelard), que la radio me r\u00e9v\u00e9la, furent d\u00e9terminants pour le cheminement de ma propre \u00e9criture encore h\u00e9sitante. \u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\" align=\"right\">\u00ab\u00a0Les vases communicants\u00a0\u00bb (2000)<\/p>\n<h1>1950<\/h1>\n<p>Publie <i>L\u2019Oiseau-Rhume<\/i>, \u00ab\u00a0fables\u00a0\u00bb (\u00c9d. La Mur\u00e8ne). Trouve un emploi dans la soci\u00e9t\u00e9 p\u00e9troli\u00e8re Antar, qu&rsquo;il gardera jusqu&rsquo;en 1953. Va voir Jean Hugo au mas de Fourques, \u00e0 Lunel. Rencontre le peintre am\u00e9ricain Arthur Secunda qui deviendra un ami.<\/p>\n<p><i><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/1950-larguez-les-amarres-dc3a9but.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-296\" alt=\"1950 Larguez les amarres d\u00e9but\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/1950-larguez-les-amarres-dc3a9but.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"553\" \/><\/a><\/i><\/p>\n<h1>1951<\/h1>\n<p>Se lie avec Richard Aldington, l\u2019un des po\u00e8tes fondateurs de l\u2019Imagisme, auteur de <i>Mort d\u2019un h\u00e9ros<\/i>, install\u00e9 \u00e0 Montpellier. Publication d&rsquo;<i>Inferno<\/i>, r\u00e9cit de guerre, de <i>Fog-Horn<\/i>, po\u00e8mes (Ren\u00e9 Debresse \u00e9diteur) et de <i>Silex<\/i>, manifeste po\u00e9tique du groupe \u00ab\u00a0La Licorne\u00a0\u00bb. Adapation \u00e0 la radio du<i> Petit Retable de Don Cristobal<\/i>, \u00ab\u00a0farce pour guignol\u00a0\u00bb de F.\u00a0G. Lorca. D\u00e9but de <i>Carnet de poche,<\/i> \u00ab\u00a0une \u00e9mission de <i>La Licorne<\/i>\u00a0\u00bb, chronique bi-mensuelle (1951-1954). Naissance de sa fille V\u00e9ronique.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/3-fred4493-fjt-et-breuker-devant-la-licorne.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-348\" alt=\"3 FRED4493 FJT et Breuker devant La Licorne\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/3-fred4493-fjt-et-breuker-devant-la-licorne.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"611\" \/><\/a><\/p>\n<h1>1952<\/h1>\n<p>Voyage en Castille et en Andalousie. Retrouve Curzio Malaparte \u00e0 Paris. D\u00e9but de son amiti\u00e9 avec le po\u00e8te Serge Michenaud.<\/p>\n<h1>1953<\/h1>\n<p>Dirige pendant un an <i>Prospectus<\/i>, petit journal du groupe \u00ab\u00a0La Licorne\u00a0\u00bb, qui publie des textes de Jean Cocteau, Henry Miller, Joseph Delteil, William Saroyan, Paul Gilson, Henk Breuker, Alain Borne, Robert Sabatier, Fran\u00e7ois Cari\u00e8s, Claude Vig\u00e9e\u2026 Correspond avec Saint-John Perse. Rencontre Henry Miller chez Joseph Delteil.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/1953-prospectus-numc3a9ro-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-297\" alt=\"1953 Prospectus num\u00e9ro 1\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/1953-prospectus-numc3a9ro-1.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"586\" \/><\/a><\/p>\n<h1>1954<\/h1>\n<p>Nomm\u00e9 \u00e0 la direction de la Radiodiffusion T\u00e9l\u00e9vision Fran\u00e7aise (puis ORTF et FR3) pour le Languedoc-Roussillon. Cessera ses fonctions en 1986. Produit \u00e0 la radio un nouveau magazine hebdomadaire, <i>Litt\u00e9rature<\/i> (1954-1956). Naissance de son fils Christophe.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La radio est venue \u00e0 ma rencontre plus que je ne suis venu \u00e0 la sienne. Elle m&rsquo;a fait des avances. On dirait maintenant qu&rsquo;elle m&rsquo;a dragu\u00e9 et que j&rsquo;ai succomb\u00e9. J&rsquo;ai succomb\u00e9 au point que j&rsquo;ai n\u00e9glig\u00e9 sans trop de remords ni de regrets mon \u0153uvre propre. Ce nouveau travail, auquel je consacrais la majorit\u00e9 de mon temps et qui ne m&rsquo;en laissait que peu pour l&rsquo;\u00e9criture, \u00e9tait cependant une source de plaisir, ce qui en contrepartie me stimulait. Pendant dix ans, je n&rsquo;ai que fort peu publi\u00e9, hors dans quelques revues, et une mince plaquette, <i>Fleurs du silence<\/i>, au titre caract\u00e9ristique, qui me valut cependant quelques signes de reconnaissance.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\">\u00ab\u00a0Les vases communicants\u00a0\u00bb, 2000<\/p>\n<p><i><a href=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/1954-fjt-secrc3a9taire-gc3a9nc3a9ral-des-c3a9missions-de-radio-montpellier.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-298\" alt=\"1954 FJT secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9missions de Radio-Montpellier\" src=\"http:\/\/lesuniversdetemple.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/1954-fjt-secrc3a9taire-gc3a9nc3a9ral-des-c3a9missions-de-radio-montpellier.jpg?w=440\" width=\"440\" height=\"953\" \/><\/a><\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1921 N\u00e9 \u00e0 Montpellier, le 18 ao\u00fbt, de souche aveyronnaise. 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